Grâce au soutien de la région Grand Est, les naturalistes du jour ont pu découvrir la richesse de la RNR de Bois-en-Val, écrin de nature à moins d’un kilomètre du centre-ville de Charleville-Mézières.

Après une brève introduction sur l’historique du site et sa protection, nous nous sommes dirigés vers la mare où les participants ont pu comprendre le fonctionnement et les enjeux liés à cet habitat. Nous y avons observé le Crocothémis écarlate et l’Agrion jouvencelle, respectivement libellule et demoiselle, qui n’ont pas hésité à se laisser admirer par nos curieux.

Arpentant des sentiers étroits et tortueux, nous nous sommes retrouvés dans un secteur recouvert par le Robinier faux-acacia. Cet arbre pionnier, considéré comme envahissant, nous a permis de comprendre les enjeux liés au contrôle de ces espèces végétales qui se dispersent rapidement. Puis nous avons fait étape près du front de taille, lieu abritant de nombreuses Chauves-souris comme la Pipistrelle commune, nous permettant ainsi de parler de son cycle de vie.

Dans les secteurs forestiers, en descendant vers la Meuse, les participants ont pu reconnaitre les différentes essences d’arbres : Erable sicomore, Erable plane, Charme, Hêtre, Merisier, Tilleul à grande feuilles… dur de la feuille ces arbres ! Nous avons ensuite pu réviser les chants d’oiseaux comme celui du Pic vert, de la Fauvette à tête noire, du Grimpereau des jardins et du Roitelet à triple bandeau, fins mélomanes qui poussaient la chansonnette tout autour de nous.

Nous sommes enfin retournés à notre point de départ en suivant la voie verte tout en soulignant l’importance de la protection de tels espaces, surtout en milieu urbain. Force est de constater, grâce à cet exemple, que la biodiversité peut s’épanouir partout pour peu qu’on veuille la protéger un minimum.

 

Agrion jouvencelle Alain SAUVAGE Roitelet triple bandeau Jean Champion 4 Robinier GM

[Sensibilisation]
 
De plus en plus d'études montrent les effets nocifs du nourrissage à l'année. Vous pouvez mettre du tournesol dès les premières gelées et arrêter progressivement mi-mars maximum.
 
En période de reproduction c'est à dire d'avril jusqu'à septembre les oiseaux se nourrissent d'insectes afin d'avoir un apport conséquent en protéine. En nourrissant toute l'année vous avancez la date de ponte (souvent plus d’œufs) mais les oisillons sont plus fragiles et sensibles. Le pic de ressource alimentaire disponible (insectes) ne va pas coïncider avec la date d'éclosion et d'élevage des premiers jeunes. Le rassemblement d'oiseaux autour des mangeoires va également favoriser le développement de maladies comme la trichomonose qui va toucher un grand nombre d'oiseaux et conduire à une sur-mortalité. D'autres études ont montré que le nourrissage systématique conduisait à un déséquilibre des sexes c'est à dire qu'il y a plus de mâles ou de femelles. Résultat : une chute des populations.
 
Et enfin si vous observez plus de Mésanges charbonnières, c'est peut-être l'inverse pour d'autres espèces. Le nourrissage peut en effet favoriser cette espèce sauf qu'il va aussi induire une compétition inter-spécifique ce qui aura pour effet de réduire la densité dans votre jardin.
 
Nous ne ne pouvons que vous encourager à stopper le nourrissage le printemps et l'été. Par contre vous pouvez mettre à disposition de l'eau (attention de les nettoyer régulièrement néanmoins) ce qui sera d'une grande aide pour les oiseaux de votre jardin et aux alentours.
 
Pour améliorer la diversité et l'abondance dans votre jardin, n'hésitez pas à planter des haies sauvages avec des essences diverses, gardez des carrés de prairies fleuries, ne tondez pas toutes les semaines, installez des zones d'eau ou si c'est possible une mare... Faîtes de votre jardin un oasis de biodiversité :)
 
© Tony Cargnelutti
 Pinson du Nord Tony Cargnelutti 1
Vous les attendiez avec impatience ? Les voici ! Les nouvelles dates des sorties reportées vous sont présentées sur cette affiche. N'hésitez pas pas à la partager autour de vous.
 
On se retrouve dimanche prochain (19/07) sur la RNR de Bois-en-Val puis le 16/08 à Elan.
 
En raison de crise sanitaire, un protocole est mis en place pour vous assurer une sortie en toute sécurité :
- inscription obligatoire : 03 24 33 54 23 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
- port du masque (prévoyez le votre ?)
- du gel hydroalcoolique sera mis à votre disposition
- des jumelles désinfectées pourront vous être prêtées.
Des flyers et affiches sont en cours de distribution dans les différents offices de tourisme du territoire.
On ne le répètera jamais assez, mais le Renard roux est bel et bien l'un des meilleurs alliés de l'agriculture. Saviez-vous qu'un Renard adulte consommerait entre 3800 à 6300 micromammifères dans l'année ? ??
 
"Ces chiffres doivent être considérés comme des valeurs minimales en termes de prédation, puisqu’ils ne considèrent pas la nourriture apportée aux renardeaux ni les campagnols tués mais non consommés."
 
 
Demain quand vous observerez ce beau rouquin muloter dans un champs, pensez à tous ces services qu'il rend alors qu'une partie des Hommes continue de s'acharner à le tirer ou même le traquer sous terre ?
 
 
®Renard roux - Kévin Georgin
Renard roux Kevin Georgin 1
Dans le cadre de l'animation du site Natura 2000 N°208 « Vallée de l'Aisne en aval de Château-Porcien », le ReNArd procède à un suivi d'espèces ciblées comme le Martin pêcheur.
 
Ainsi le 24 et 25 juin avec la Communauté de Communes du Pays Rethélois, Guillaume a réalisé une prospection des berges en canoé sur l'Aisne. De belles observations puisque 14 Martins-pêcheurs ont été observés ainsi que 10 Chevaliers culblancs.
 
Pas de trace du Petit gravelot : l'accès au gravières des vaches et les crues n'auront surement pas permis à l'espèce de nicher sur le site.
 
Un habitat favorable pour les Hirondelles de rivage fut trouvé. Malheureusement aucun signe d'occupation des nids, les oiseaux ont été pourtant vus en vol.
 

[#AIE]

Les premiers points d'écoute ont eu lieu et deuxième passage cette semaine bien que le vent et la fraicheur matinale nous ont fait reporter quelques inventaires. Mais nous y sommes ! Les diagnostics des dix nouvelles fermes ont débuté.

Fauvette babillarde, Bruant proyer, Faucon crécerelle, Alouette des champs, Linotte mélodieuse... Chaque matin Jérémie Valentin et Nicolas vont passer 10 minutes sur chaque point d'écoute pour noter tout ce qu'ils entendent et voient. Un travail qui demande beaucoup de concentration dans le but d'inventorier les espèces présentes sur les parcelles et aux alentours. Les agriculteurs pourront ainsi prendre connaissance de la diversité qui y réside et y chasse.

L’Œdicnème criard se fait entendre dans les Ardennes, tout comme le Bruant zizi qui a été contacté sur le secteur de Mesmont lors du premier passage le 15 avril.

Œdicnème criard ©Bruno Gilquin †

Oedicnème criard Bruno Gilquin utilisation OK

 

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