Cette année encore le ReNArd était présent à la 13e édition du Cabaret Vert. Nouveauté 2017, le village associatif a changé de nom pour devenir l’Idéal. Pour pouvoir participer nous avons donc monté un projet en proposant des animations et un thème de stand sur la « nature en ville, comment accueillir la faune sauvage chez soir ». Ainsi nous avons exposés nos nichoirs et mis en avant le rôle d’auxiliaire de nombreuses espèces autant d’oiseaux que de mammifères et d’insectes.

Le ReNArd a une fois de plus pu compter sur la bonne humeur de bénévoles investis : Graciane, Luc, Daniel, Jean-François, Pascal, Jean Louis, Alain, Adrien, et Victor. Nous avons fait de belles rencontres lors de ces quatre jours et sans doute de nouveaux adhérents pour agrandir la famille des Renardeux, des infox ont fait le bonheur d’amoureux de la nature venus nous rencontrer…

Un grand merci à tous pour votre investissement et merci à ceux venus nous rencontrer.

 Cabaret Vert 2017

Vous l'aurez sans doute remarqué, Hirondelle de fenêtre et Hirondelle rustique se regroupent. Ce comportement annonce le départ imminent de ces passereaux vers l'Afrique. Elles vont donc parcourir près de 10000km avec des étapes journalières de 200 à 300 kilomètres ! De vraies championnes d'endurance qui vont devoir faire face à de redoutables obstacles.
Ça bouge également du coté des Hirondelles de mers. Quesako ? C’est le petit nom donné aux sternes. Dans les Ardennes des vols de Sterne pierregarin se dirigeant tout droit au sud, ont déjà été observé. Quand on vous dit que ça s'active, ouvrez l’œil.

 

Sterne pierregarin  Hirondelle rustique

 

La semaine dernière le ReNArd participait à une étude initiée par le CPEPESC Lorraine visant à rechercher des colonies de parturition du Grand Rhinolophe. La LPO Champagne-Ardenne et le CEN Champagne-Ardenne participaient aussi à cette action collective Grand Est.

Un repérage acoustique a été réalisé au mois de juin pour localiser les terrains de chasse et cibler les sites de capture. Le samedi 15 juillet, premier soir de capture, et quelle capture ! Pas moins de 9 femelles Grand rhinolophe dont 8 allaitantes se sont prises dans les filets. Ce fut l’espèce la plus capturées de la soirée, incroyable ! Ainsi deux d’entre elles ont été équipées, le radiopistage débutant donc cette même soirée. Les deux individus ont été retrouvés lundi matin à plus de 12 kms, sur un site connu Natura 2000. Malgré le fait que l’équipe espérait découvrir une nouvelle colonie, ce résultat s’avère très instructif puisqu’il permet d’avoir de meilleures connaissances sur les habitudes de chasse de la colonie.
Le reste de la semaine les sites de capture se sont concentrés sur des cavités et des terrains de chasse au cœur du massif de l’Argonne. Aucune nouvelle femelle allaitante de Grand rhinolophe ne fut capturée, même si l’espèce fut rencontrée à de nombreuses reprises.

Toutefois les deux candidats à l’habilitation de capture des chiroptères ont pu se faire la main au démaillage et prise de mesures biométriques. 16 espèces de chauves-souris au total avec preuve de reproduction sur la zone ont été capturées dont le Murin de bechstein, la Sérotine commune, l’Oreillard roux, la Pipistrelle de nathusius…

Merci aux 11 bénévoles qui ont participé activement et cumulé les nuits blanches sans perdre leur bonne humeur !
Et un grand merci à la CPEPESC pour l’organisation de cet évènement.

 

                                          2 carte 8 mesure doigt 10 mesure D3 6 Sérotine commune

Dans le cadre de deux suivis post-implantatoires de projet éolien, le ReNArd est parti à la recherche de l'Oedicnème criard. Ce limicole terrestre au plumage brun clair strié de noir sur le dos se rencontre dans les Ardennes en culture de betterave. En effet il affectionne tout particulièrement les landes, cultures basses ou friches où il se montre friand d'insectes terrestres et de leurs larves.
Cette année grâce à des conditions favorables, le ReNArd a trouvé plusieurs site où des chanteurs se sont fait entendre. La reproduction est quant à elle probable sur le premier site et certaine sur au moins 3 territoires du second.

Oedicnème criard ©Jean Champion

Vous êtes nombreux ces dernières semaines à nous contacter au sujet des Chauves-souris. Les idées reçues sont tenaces. Le ReNArd, engagé dans la protection des Chauves-souris, tient à répondre à quelques une d'entre elles :

Les Chauves-souris s’accrochent dans les cheveux !

Faux. Il s’agit d’une croyance populaire datant du 20e siècle qui permettait de dissuader les jeunes filles de sortir la nuit.
Il faut savoir que ces mammifères volants utilisent l’écholocation « c'est-à-dire qu’elles émettent des signaux ultrasons puis analysent l’écho retour de ces sons pour construire une image tridimensionnelle de leur environnement » (Les Chauves-souris, L. Arthur & M. Lemaire). Cette audition active leur permet de se guider avec grande précision en évitant vos cheveux.

Saviez-vous que la multiplication des ultrasons par une importante population de Chauves-souris permet de faire fuir les moustiques dont elles se nourrissent. Alors ce ne sont pas de supers voisins ?

 

Les Chauves-souris pullulent !

Faux. Attention les Chauves-souris ne sont pas des rongeurs. De ce fait elles ne pullulent pas, au contraire elles ont un taux de reproduction relativement faible.
Seulement 1/3 des femelles d’une colonie sont fécondées et chacune d’entre elles donnent naissance à un seul jeune par saison. Si on considère que le taux de mortalité des jeunes durant la première année s’élève à 60% alors il est logique d’apprendre que les effectifs de Chauves-souris restent stables, quand ils ne baissent pas en raison de facteurs de mortalité anthropiques forts (pesticides, destruction d’espèce, destruction de l’habitat…).

 

Les Chauves-souris sont des buveurs de sang !

Vrai et Faux. Pour 3 espèces que l’ont retrouve uniquement en Amérique du sud c’est le cas. Pour les Chauves-souris européennes, elles se nourrissent uniquement d’insectes.
Ainsi ces mammifères sont de redoutables auxiliaires de culture, contre les pyrales ou les tordeuses (chenilles ravageant les cultures et arbres) par exemple, puisque certaines espèces se nourrissent de ces insectes permettant ainsi d’éradiquer le problème. Il faut également savoir que les Chauves-souris sont de puissants insecticides 100% naturels. Par exemple une Pipistrelle commune peut manger l’équivalent de 8000 moustiques par nuit. Quand on vous dit que la Chauve-souris est votre meilleur allier.

 

Les Chauves-souris font des trous dans l’isolation et grignotent les câbles électriques !

Faux. Comme nous l’avons rappelé Mardi les Chauves-souris ne sont pas des rongeurs ! Ce ne sont pas non plus des constructeurs : elles n’apportent aucun matériaux, ni ne creusent pour faire un nid.
La seule trace de leur présence est le guano que l’on peut retrouver au sol. Ces déjections sont composées de reste d’insectes dont se nourrissent les Chauves-souris. Si vous en avez chez vous, n’hésitez pas à le ramasser ! En plus de ne présenter aucun risque sanitaire, il est un super engrais organique phosphoré naturel pour stimuler la croissance de votre potager, fruitiers et plantes d’ornement. Il est économique car efficace à faible dose, agronomique car il booste les rendements et environnemental car il protège les végétaux contre les champignons et maladies, structure le sol et son équilibre minéral, sans nuire à la biodiversité.

 

Les Chauves-souris vont occuper mon grenier toute l’année, je ne m’en débarrasserai jamais !

Faux. Les Chauves-souris sont présentes le temps d’une saison. En effet elles ont besoin de conditions différentes selon qu’elles mettent bas (chaleur) ou hibernent (humidité). Ainsi les Chauves-souris quitteront votre grenier dès que les jeunes seront volants et autonomes. Cependant il est vrai que si votre grenier présente des conditions favorables pour mener à bien l’élevage des jeunes, les Chauves-souris peuvent rester fidèles au site en y revenant chaque année.


Si malgré toutes les informations que vous avez pu lire depuis une semaine vous ne souhaitez pas cohabiter avec elles, vous pouvez commencer des travaux dès l’automne quand l’ensemble de la colonie a quitté le site. Mais attention ces animaux sont strictement protégés par la loi.

D’une manière générale il est très difficile d’inciter une colonie a quitter les lieux. Des solutions de cohabitations seront nettement préférables.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez avoir des conseils pour les travaux, ou encore mieux si vous souhaitez leur offrir les meilleurs conditions possibles pour cohabiter ou accueillir votre première colonie !

                                                Sensi CS  Sensi CS  Sensi CS2  Sensi CS3 

Contribution de l’association à la consultation publique relative au projet d’arrêté préfectoral définissant les points d’eau au regard de l’arrêté du 4 mai 2017.

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